Partager l'article ! Raghunath Manet et Archie Shepp au New Morning: "...Raghunath Manet, un sacré personnage. Raghunath Manet avec sa « veena  ...
"...Raghunath Manet, un sacré personnage.
Raghunath Manet avec sa « veena » entre les mains, et en compagnie de ses danseuses et musiciens. Méga-star en Inde, il a aussi travaillé avec des musiciens occidentaux aussi divers que Didier Lockwood, Michel Portal.
« Quel âge a Raghunath · Ça, je ne sais pas... Shiva n'a pas d'âge vous savez... » En bon manager, Didier Bellocq sait trouver les formules pour susciter l'intérêt autour de son artiste : Raghunath Manet. « C'est le plus grand danseur d'Inde, assure l'agent parisien. Il est aussi un maître reconnu de la « veena », un instrument qui ressemble à un sitar. Il est une vraie star, là-bas... »
Depuis hier, et jusqu'à dimanche, le musicien indien est sans nul doute (avec ses danseuses et musiciens) l'attraction de la foire de Saint-Lô. Sa couleur de peau, ses tenues traditionnelles, la maîtrise de la musique et de la danse y sont évidemment pour quelque chose, mais ce n'est pas tout... D'abord, Raghunath parle très très bien français. « Je viens de la région de Pondichéry, un des cinq anciens comptoirs français sur la côte, explique-t-il. Mais j'ai aussi fait une partie de mes études à Paris. » Notre homme a, en effet, décroché un doctorat en anthropologie à la Sorbonne ! Son sujet ? « Les Bayadères, des danseuses sacrées aujourd'hui disparues... »
Lockwood et Portal Oublié le cliché du musicien traditionnel venu du fond de sa campagne ! Autre preuve : dans son stand, Raghunath présente livres, disques et DVD. Il y a en a pas loin de 20 ! Dont des collaborations avec des musiciens occidentaux comme Didier Lockwood ou Michel Portal. « Raghunath va bientôt travailler avec le saxophoniste de jazz américain, Archie Shepp. Peter Gabriel l'a aussi invité à venir l'accompagner sur scène en novembre à Londres », ajoute son agent. On l'aura compris, notre homme est une sommité mondiale. Comme l'a été le célèbre joueur de sitar, Ravi Shankar, à la fin des années 60..."
Ludovic RENOULT.